« Journal de Bord : Partie 5 – Le public asiatique, ou rencontre du 3ème type »

février 26, 2010 par katsuni  
Classé sous Articles, Galeries Photos, Le Journal de Katsuni

Voilà un moment que je n’avais pas posté sur mon journal de bord! Voici comme promis la suite de mon récit sur mon 1er voyage à Macau lors du salon pour adultes Asia Adult Expo pour la présentation de ma ligne de lingerie Petit Coeur…

« 2EME JOUR AU SALON ASIA ADULT EXPO

■Première déclaration en cette fin de journée Décembre 2009. J’ai terriblement mal aux pieds. Je suis de retour dans mon hotel après ma perte de virginité auprès du public asiatique (je pense qu’ils l’ont aussi perdue avec moi). Je n’ai qu’une heure pour me relaxer car le duo de choc franchouillard Marc-Gérôme de Hot Video m’attend pour shooter des photos sexy dans Macau by night.

■Je suis à la fois ravie et médusée. Mon 1er show que j’ai intitulé “Moulin Rouge” pour son costume clairement burlesque et serti de strass rouges et noires, a apparememnt fait un tabac. Je dis « apparemment » car à vrai dire avec les Chinois , ce n’est pas en live qu’on obtient de la reconnaissance.(à moins j’ imagine , d’être Lady Gaga ou le clone de Michael Jackson). Les Asiatiques sont décidément des êtres à part et cela n’est pas sans m’attendrir. Ils me rappellent mon adolescence prude et réservée, ma frigidité émotionnelle et mon incapacité à sortir le moindre bruit de ma bouche ou à me laisser aller dans un rire enjoué et spontané . Montrer ce que l’on ressent, c’est se trahir , c’est partager son intimité avec autrui, c’est à dire n’importe qui , c’est s’exposer,se rendre vulnérable…s’abaisser. Coryez-le ou non , c’était sincèrement ce que je pensais jusqu’à mes 18 ans, âge où je me suis résolue à faire le grand saut en tâchant d’avoir une vie sociale et à sortir de ma bulle d’”égoïste romantique”.

■ Je me retrouve en eux , cette armée de clônes ; quel que soit leur âge , leur sexe , ils sont identiques. C’est impressionnant et je dois l’admettre, effrayant. Des générations et des générations élevées dans le respect , la crainte, la hiérarchie, la tradition…le communisme. A croire que ces années de discipline se sont inscrites dans leurs gènes ….Après avoir attendu en file impeccable pour avoir le privilège d’obtenir des places assises , ils attendent gentiment, bien droits sur leur chaise comme des écoliers qui attendent la visite du directeur ; je crois au départ que nombre d’entre eux sont journalistes mais je réalise ensuite que chacun d’entre eux est équipé d’un appareil photo ultra-perfectionné avec un télé-objectif de paparazzi. A croire que le but 1er est de flasher chaque instant pour les apprécier ensuite en cachette dans l’intimité de leur chambre. Je rappelle que nous sommes dans un salon érotique, un évènement bien souvent proche de la foire lorsque nous sommes en Europe, mais ici l’atmosphère est quasi cérémoniale. Quand un spectacle prend fin l’”école des fans” joint ses petites mains dans un applaudissement courtois. Ce n’est pas un clapement de joie mais l’expression modérée d’un remerciement. Autant dire que je repars troublée de mon passage sur scène. Ont-ils apprécié? Est-ce que j’étais trop sophistiquée? Trop arrogante? Pas assez bonne danseuse? Pas assez jolie? Trop souriante? Trop dénudée?… Arrive le second round. Vont-ils me retrouver à mon stand? Car c’est là que j’aurai mes réponses. L’importance de la foule venue chercher un autographe est toujours le meilleur baromètre du succès.

■Lorsque j’arrive au stand Petit Coeur, des petits couples sont en train de se prendre en photo devant mes photos… avec mes flyers, mes catalogues, devant les videos promo projetées sur un écran. Je me dis qu’ils font erreur. J’arrive l’air faussement naturel , me baisse pour prendre des cartes de dédicaces . Ils me photographient. Je range mon portable dans mon sac à main. Ils me photographient. Je n’ai pas d’autres choix que de poser tout en décomposant mes gestes, souriante. Et c’est parti pour 2 heures non-stops où j’enchaîne les dédicaces,. Je suis une asiat parmi tant d’autres et croyez-moi je n’étais pas la plus jolie ce jour-là, pourtant aujourd’hui j’ai l’impression d’être la Beyoncé des asiats, c’est grisant et bluffant. Je sens mes chevilles gonfler à mesure que je pose et ma tête se transforme en montgolfière; ça ira mieux ce soir quand je reverrai ma gueule sans maquillage.

■La barbe! Marc et Gérôme sont déjà là. J’enfile une robe . Si seulement je pouvais la porter avec des tongs. Mais que voulez-vous, pour être belle paraît-il, il faut souffrir…j’ai beaucoup morflé dans ma vie.lol
                                                                                                                            ……….à suivre…………  »

Pour un aperçu en video : “Hot reports” de Hot Video en ligne sur:http://www.hotvideo.fr/component/video-star-du-x/2009_12_14/katsuni-a-macao-partie-2
L’intégralité de mon Journal de Bord sur ce blog, rubrique « Le Journal de Katsuni » et sur http://blogs.premiumpass.com/clubkatsunifr/

Mon Carnet de Voyage Part.2&3.Suivez-moi dans mon périple pour Macau!-My Travel Diary Follow me in Macau!

janvier 3, 2010 par katsuni  
Classé sous Articles, Le Journal de Katsuni

Vous vous demandez à quoi peut ressembler la routine d’une « pornostar »? C’est simple, il n’y en a pas! Le quotidien d’une actrice X est une expérience aux milles plaisirs.  Chaque jour a son aventure, chaque voyage a ses surprises….Allez, je vous emmène dans mes bagages. Prenez votre passeport, c’est partie pour un petit tour de l’autre côté de la planète…..

Mon Carnet de Voyage  Part. 2 , la parenthèse infernale

 USA-ITALIE /ITALIE-Hong Kong

  •  Je revenais donc en France avec mes liasses de billets encore humides , mes souvenirs vernis de gloss et de paillettes, mes papiers froissés dans les poches de mon jean: le numéro de la jolie April, grande rousse à la peau diaphane, aux battements de cils hypnotisant; la facture du TGI Friday’s et son yummy« crispy salmon » à la sauce pecan…un ticket de cinéma acheté à Woodland Hills « Michael Jackson, This is it », mémorable.. le tout avec le sourire sur mon visage d’asian-frenchy qui a le sentiment que le rêve américain a aussi le goût du pop-corn. Mais un parcours sans faute appelle forcément à la malchance .Que voulez-vous il faut bien une justice en ce bas monde. Il fallait rétablir l’équilibre devant tant de grâce perçue en aussi peu de temps. Le Yin et le Yang, le Bien et le Mal!  bref le week-end classe et fun d’abord, le week-end poisseux et chiant ensuite.
  •  Après avoir posé mes armoires de fringues- à-roulettes à Paris, fait mes lessives le lundi, il me fallait repartir le jeudi pour 3 jours en Italie , 3 jours en Enfer. retards d’avion, grèves des bagagistes, bagage perdu, 8 heures d’attente , une foule survoltée, (les Italiens n’étant déjà pas d’un naturel calme), vol annulé, bagage retrouvé? Oui, finalement ….ascenseur coincé, place de parking perdue, hôtels complets, distributeur de canette bloqué (c’était peut-être ça le pire), fringues volées sur la scène… »sans doute par le personnel du club » me dit-on avec nonchalance…bref, quand je vous dis le cauchemar ,je ne fais pas juste allusion à un ongle cassé.
  • Arrive le grand départ pour Hong Kong. Reporté tout de même de quelques heures pour participer à l’émission « Ce soir (ou Jamais!) » avec Frédéric Taddei. Le débat qui touche la crise du red-lettre-audio-4-dec_l2a-copie porno n’est pas vraiment un débat puisque tout le monde (Gregory Dorcel, John B.Root) est plutôt d’accord avec tout le monde, mais au final la vraie polémique est déclenchée plus tard suite aux propos du vilain méchant Christian Clavier (voir article “Christian Clavier renonce à tirer sur Larry Flynt“). Coup de gueule, lettre ouverte diffusée sur mes sites, réaction en chaîne sur le web. Il arrive qu’une actrice porno ouvre grand la bouche pour autre chose qu’engloutir un sexe de 25 centimètres. Je partais donc en Asie,  laissant derrière moi un vent de polémique , ce qui n’est pas pour me déplaire. Cette fois-ci , le hurricane était derrière moi.

Mon Carnet de Voyage : Part. 3 , La folie de Macau

Arrivée à Macau

  •  Nous sommes alors le Mardi 2 décembre et j’atterris à Hong Kong . Taxi qui parle pas un mot d’anglais mais rigole quand même, hotel super design reperé sur tripadvisor, ballade piétonne dans la ville dans les rues grouillantes d’un tout petit monde très pressé…le lendemain matin j’embarque sur le ferry qui me porte jusqu’ à Macau, le Las Vegas asiatique… »La ville la plus pervertie du monde » selon Orson Wells. Lorsqu’on parle de la culture américaine on ne peut pas ne pas évoquer leur sens de la démesure, leur goût pour l’extrême, le bling bling, leur culot qui va jusqu’à reproduire en plein désert les monuments les plus représentatifs de la venetian-macau-1 culture européenne: la Tour Eiffel, le Colisée, Le palais de Venise…il fallait franchement oser; .mais une fois de plus, si les Asiatiques se font plus discrets, ils bâtissent en secret un tout nouvel empire; rapides, besogneux, ils construisent avec la détermination d’une armée de fourmis bien décidée à dominer le monde et le système solaire qui va avec. Si Macau n’est encore qu’une ébauche de Las Vegas, terrain fouilli encore en pleine construction, les quelques hotel-casinos marquent déjà leur écrasante domination. Le Venetian n’est pas moins que le plus grand hotel du monde, Macau et ses joueurs passionnés génèrent plus d’argent que tout Vegas ; il paraîtrait même qu’il égaleraient tous les casinos américains réunis. 
  • Ici pas d’Elvis ou de Marylin , pas de flyers distribués sur les trottoirs pour vous proposer les services d’une escort-girl, pas de bachelor parties où les fêtards s’étalent bourrés en travers de votre chemin ; non, même dans le vice et le jeu, l’Asiatique reste dans son rang , bête et discipliné et les filles macau006 s’exposent côte à côte, “prêt à consommer”. Je ne sais pas ce qui me préoccupe le plus: leurs frimousses incroyablement juvéniles, ou le numéro qu’elles arborent , épinglé à leur décolleté. A Vegas les machines à sous entonnent  leurs chants de syrènes 24/24h ; on est pris dans un tourbillon à nous faire perdre la tête, même pour ceux qui ne jouent pas, la mélodie des pièces est enivrante, entêtante, à un point où le silence de votre suite vous semble ensuite inquiétant. Je n’ai pas ce sentiment à Macau. Je suis perdue dans l’immensité de cette ville/ hotel/casino/temple de la consommation, toutes les tables de jeu sont assaillies, je suis seule dans un microcosme où je ne suis moi-même qu’une infime particule. Je veux juste trouver ma chambre et m’asseoir sur un lit moelleux, retirer mes chaussettes et m’étaler les bras et jambes en étoile…
  •  Mince, mon ordi a déjà plus de batterie, la barbe. Je dois vous laisser sur le quai de cette gare. D’ailleurs nous arrivons à Kowloon, ma destination. Comme quoi les choses sont plutôt bien faites.

                                                                           ……………..à suivre …………….

Toutes les photos et articles  en ligne sur mon blog privé :http://blogs.premiumpass.com/clubkatsunifr/

ENGLISH VERSION  « My Travel Diary: Part 2&3 :Infernale Italia – Crazy Macau » on my personal blog with pics and articles :http://blogs.premiumpass.com/katsuni/

Carnet de Voyage: Part 1 – Viva America en ligne sur le blog de clubkatsuni.com/fr

décembre 21, 2009 par katsuni  
Classé sous Articles, Le Journal de Katsuni

katsuni-ny006 Aujourd’hui je vous embarque dans mes valises pour un voyage au pays de l’oncle Sam et une tournée de shows dans les clubs de strip-tease de la côte Est américaine…

  • « Il y a un mois encore j’étais en plein délire de « sexy globe-trotteuse » aux Etats-Unis. Une escale de 3 jours à NY histoire de récupérer gentiment du décalage horaire (et non pas faire de l’escort car je n’en fais pas) ,de m’offrir un petit break touristique, contempler avec amusement mon portrait au Museum of Sex de New York, déguster un hot dog bien chaud dans la brume électrique de Time Square et acheter un T-Shirt collector de la série 24 « If you woke up this morning, it’s because Jack Bauer spared your life ». Puis direction la Virginie pour un long week-end de shows et où mon roady improvisé du moment, le dévoué Doug, avocat du club Papermoon (ne me demandez pas pourquoi) nounou-guide-garde du corps-assistant, , m’explique avec une gêne non dissimulée derrière le volant de sa Cadillac Cayenne, que le nu intégral dans les strip-clubs new-york-005 virginiens… est non seulement interdit , mais il faut aussi dissimuler les pointes insolentes des tétons sous des autocollants qui ne sont pas sans rappeler les vilains sparadraps rose chair qui parsemaient jadis mes genoux de petites fille. « No anal sex either! » . Je vous avouerai que ça tombe plutôt bien , je n’avais pas vraiment pour projet de pratiquer de sodomie durant mon séjour. C’est d’ailleurs ce que je déclarerai quelques jours plus tard face à un policier venu boire sa bière du samedi soir au bar du club. Le bonhomme sembla à la fois ravi de voir une étrangère si scrupuleuse de respecter la loi, et fut ,peut-être, quelque peu déçu. »
  •  Nous sommes Jeudi 19 Novembre en plein hurricane; à noter que ma venue avait aussi été accompagnée d’un hurricane lors de mes shows à Hawai, Honolulu. Que voulez-vous, je ne suis pas qu’un specimen pornographique , je suis un phénomène météorologique. Sur la route de l’hôtel je me précipite dans la boutique préférée des strippeuses de Allentown , suivie de près de mon roady avocat à la fois émoustillé , stressé, paniqué « il faut aussi acheter des strings suffisamment larges à l’arrière pour ne pas dévoiler le moindre orifice! » ; j’ achète en urgence les fameuses pasties, en forme de cœur ça le fera très bien. flyer-papermoon « Êtes -vous sûre de ne pas avoir besoin de les essayer? » .Merci Doug, ça va le faire, i swear. J’y ajouterai plus tard avec mon vernis à ongle, de grosses paillettes argentées. Les sparadraps sont devenus des bijoux étincelants, c’est de toute beauté..Quitte à faire du shopping j’en profite pour ajouter à la note une robe particulièrement sexy dont on croirait qu’elle sort tout droit sortie des ateliers Christian Audigier. Mais là est le miracle. Ça ressemble effectivement à du bon Ed Hardy mais ça coûte …20 dollars. J’adore acheter ce qui paraît cher mais ne l’est vraiment pas. Au final ce petit séjour en Virginie se passera non seulement sans accroc mais mieux encore, je n’aurai jamais reçu autant de tips de ma vie. Quand on en vient à danser en esquivant les liasses de billets qui nous sont lancées au visage par des filles en mini-bikinis hystériques et qu’on fait gaffe à ne pas se vautrer sur le parterre de dollars qui tapissent le sol, c’est que la soirée a été bonne. Un 2ème week-end de shows s’ensuit cette fois-ci en Pennsylvanie, c’est-à dire pas très loin .
  •  Mais vous devriez commencer à me connaître et je ne pouvais me contenter de me tordre les pouces (ou de me vernir les ongles comme toute pornostar qui se respecte) pendant ces 3 jours off au-pays- red-flyer-creekside2 du-cheeseburger-à-1 dollar; donc , histoire de rajouter des heures de vol au compteur, je m’offrais le luxe de prendre un billet Richmond-Los Angeles (via Dallas) , puis LA- Allentown (via Cleveland) . Et hop! Rendez-vous à Beverly Hills et ses avenues bordées de palmiers, ses corvettes flamboyantes, et ses sosies de Paris Hilton en quête du dernier Vuitton; une petite visite à mes avocats (croyez-moi les vrais winners de notre époque sont les webmasters et les avocats) , un bon verre frais de jamba juice « mango-orange-passion »( à prononcer pèchione), du lèche-vitrine hyper-calorique au mall de Woodland Hills accompagné d’ un petit yahourt glacé allégé de chez Pink Berry avec dôme de framboises, kiwi et copeaux de chocolat blanc….
  •  Ceci étant fait je, et mes 2 armoires de fringues sur roulettes, repartai pour la Pennsylvanie où un nouveau club , le Creekside Cabaret, allait me réserver d’autres surprises tout aussi savoureuses : Des filles souriantes, joueuses, courant nues sur leur plateforme shoes dans des vestiaires dignes de pom-pom girls, alternant les « Oh my God! » et les « You’re so hooot! », la House Mom (sorte de Maman-nounou au service des strippeuses) indifférente , fumant sa clope en comptant les billets tombés des strings et des jarretières des filles, un personnel en costard dévoué, professionnel, amical…fan … des patrons «  père et fils » adorables avec qui j’allais goûté les meilleurs Cheesesteacks de Philadelphie dans un petit troquet que seuls les anciens connaissent (des vétérans de la guerre du Vietnam portant de grosses chemise rouges à carreaux noirs et grommelant en buvant leur bière)…et de nouveau, un public dément applaudissant chaque déhanchement, acclamant chaque sourire, récompensant chaque œillade. Je ne suis pas Beyoncé mais ce que je vis, pour quelqu’un qui ne sait pas danser, pas chanter, qui n’a pas été dans à l’affiche du dernier blockbuster ou remporté un prix de beauté, c’est franchement pas mal…

                                                                                                      ………à suivre ………….

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Katsuni se confie dans son Journal – Katsuni confides in her diary

décembre 20, 2009 par admin  
Classé sous Articles, Le Journal de Katsuni

red-corse001_0   »Chaque instant a sa saveur, son parfum, son relief , une chanson qui lui est associée ; je tente de garder au plus profond de ma mémoire chacune de ces joies, de ces plaisirs, de ces blessures. Nous ne choisissons pas toujours ce que nous vivons mais nous choisissons en revanche notre manière d’aborder la vie et au bout du compte c’est la somme de ces petits moments que nous avons vécus, donnés , partagés, qui composent notre richesse. Si je cherchai dans le porno mille et une façon d’éprouver du plaisir, de faire résonner en ma chair toutes les sensations les plus fortes, je n’avais pas idée , lorsque je me décidai à faire le grand saut , qu’il me donnerait la possibilité de goûter à une vie aussi riche en rencontres et en émotions. Certaines personnes naissent, vivent et meurent dans le même quartier et fort heureusement y font des rencontres magnifiques car parfois votre meilleur ami est l’étranger qui balaye le même palier, et la femme de votre vie est celle qui vous sert le café au bureau ; mais partir à la découverte de nouvelles cultures est véritablement une chance incroyable .Moi qui rêvais adolescente de devenir ethnologue et vivre au sein de communautés exotiques afin d’étudier leur mode de vie, d’ analyser leurs comportements, en tirer un enseignement, je vis aujourd’hui en partie mon rêve grâce à mon statut de « pornostar ». »

  • Découvrir le monde du porno et les gens qui le composent est déjà en soi une expérience exotique lol Rien n’y est normal , et la marginalité, l’extrême, le bizarre, le « too much » y sont célébrés et proclamées comme des valeurs de référence; cependant la visite de ce petit monde est courte et nous avons vite fait de tourner en rond et de finir par ne tourner qu’autour de notre propre nombril…si ce n’est pas pour ne pas citer une autre partie anatomique de notre corps..beaucoup moins pudique. Mais bonne nouvelle, travailler dans le X ouvre aussi la porte à d’autres univers et le voyage existe pour celui et celle qui est prêt à prendre un aller simple avec correspondances.
  • Après avoir vécu le porno français et ses tournages faits avec des bouts de ficelle, après les productions européennes, leurs scènes en extérieur-plein hiver à Prague, celles de 8 heures en Italie, les nuits blanches en Espagne, la prison à Mexico…après avoir goûté aux excès des gonzos US, des super productions X hollywoodiennes, il me fallait trouver une nouvelle terre à conquérir, un nouvel horizon à atteindre. Hors pendant 9 ans j’avais complètement oublié l’autre moitié de la planète. Nous pensons forcément ,en tant que bons Occidentaux, que le monde entier suit l’Amérique, que tout le monde attend forcément le prochain film de James Cameron, que tout le monde consomme du 50 cents ou se branle sur le DVD interactif de Jenna Jameson. C’est omettre toute une partie de la planète qui ne représente pas moins que le plus gros consommateur de films X au monde , j’ai nommé la Chine, et plus largement l’Asie. Nous avons ici un territoire clairement situé de l’autre côté du miroir. Entendez par là que sur ce continent bon nombre de valeurs sont tout simplement inversées par rapport aux nôtres. Il ne s’agit pas juste d’un autre marché, il s’agit véritablement d’une autre planète.
  • J’en viens au sujet de cette nouvelle page de journal que je tenais vraiment à partager avec vous. J’ai dernièrement beaucoup voyagé et vécu des moments extraordinaires , positifs et négatifs, et , mea culpa, je n’ai pas pris le temps (mais où le prendre?) de vous relater mes aventures. Mais là je n’ai aucune excuse, me voici dans ce train Guangzhou-Kowloon. J’ai deux heures pour moi, mon PC affiche encore plus d’une heure d’autonomie, il est temps de coucher les souvenirs sur la page phosphorescente de mon cher écran…. Permettez-moi juste de résumer ce qui précéda ce nouveau périple à la conquête de l’Asie…
  •                                                                                                                    …à suivre…. Read more